Trans Mountain s’est engagée à protéger les sites archéologiques et patrimoniaux ainsi que les zones d’importance culturelle pour les groupes autochtones. Une partie des études environnementales de terrain qu’effectue Trans Mountain comprend des relevés archéologiques. On a réalisé un travail considérable pendant de nombreuses années au cours du Projet d’expansion de Trans Mountain pour collaborer avec les collectivités afin d’identifier les sites, de déterminer les impacts environnementaux potentiels et de s’entendre sur des mesures d’atténuation pour réduire la probabilité de ces impacts. Notre objectif est de protéger l’environnement, d’éviter les sites sensibles ou de réduire au minimum les répercussions et, le cas échéant, de restaurer le terrain pour qu’il retrouve sa fonction originale ou encore une fonction meilleure.

Nous nous sommes entretenus avec Sean Britt, directeur de l’environnement, pour discuter d’archéologie et de ce que cela signifie pour le Projet d’expansion de Trans Mountain.

Parlez-nous du travail qu’effectue Trans Mountain en matière de ressources archéologiques :

Les ressources archéologiques ne sont pas des caractéristiques environnementales typiques. Il ne s’agit pas d’un arbre que l’on peut replanter ou d’un refuge pour la faune que l’on peut reconstruire. Il s’agit d’une ressource limitée qui représente l’histoire physique de l’humanité. Qu’il s’agisse d’un site historique, comme une cabane de trappeur, ou d’un site préeuropéen, comme les maisons semi-souterraines, la ressource se veut un livre d’histoire du passé emprisonné dans les restes du sol. Dans certains cas, cette histoire se prolonge au-dessus de la surface et on trouve des attributs physiques dans le paysage, comme des cairns. Ces histoires sont incroyablement importantes pour les personnes des communautés que le Projet traverse. Une importante partie de notre relation avec les communautés autochtones consiste à faire en sorte que ces ressources inestimables soient évitées ou atténuées afin de minimiser l’impact sur les histoires auxquelles elles contribuent collectivement.

Au Canada, on a identifié la grande majorité des sites archéologiques à la suite d’un développement antérieur, et nous avons la chance, en tant que Projet, de pouvoir appuyer des études archéologiques qui trouvent de nouveaux sites et de travailler avec des archéologues qualifiés et des communautés autochtones locales pour éviter ou atténuer ces caractéristiques. À ce jour, notre Projet a investi plus de 40 millions de dollars dans des études archéologiques et a permis d’identifier près de 400 nouveaux sites archéologiques et de revisiter des sites déjà connus. Ce corpus de connaissances a contribué à l’histoire collective des communautés que nous avons la chance d’appeler nos partenaires.

Depuis 2012, Trans Mountain collabore avec des archéologues qualifiés et des communautés autochtones locales participantes à des études archéologiques dans le corridor de l’oléoduc. Ces études sont entreprises sur des terres publiques et privées afin de fournir de l’information qui permet de déterminer les effets potentiels du Projet d’expansion sur les ressources archéologiques.

Nous nous sommes servis de ces études pour guider la planification du Projet d’expansion de Trans Mountain. Cette planification comprend l’évitement, dans la mesure du possible, et, quand ce n’est pas possible, la collaboration avec les directions de l’archéologie de la Colombie-Britannique et de l’Alberta pour obtenir tous les permis et toutes les autorisations nécessaires. Nous sommes conscients de la présence de sites archéologiques dans l’ensemble de notre Projet d’expansion et nous avons évalué toutes les zones afin de mettre en œuvre des mesures d’atténuation appropriées pour la construction.

Quels facteurs d’atténuation met-on en œuvre pour protéger les zones archéologiques sensibles?

Notre première priorité consiste toujours à essayer d’éviter la caractéristique et la perturbation du sol. Nous avons évité des caractéristiques par de nombreux moyens, notamment en installant des ponts aériens, en forant sous les sites, en réduisant l’empreinte du Projet ou en installant un tissu géotechnique avec du paillassonnage de construction. Parfois, l’évitement complet n’est pas possible pour des raisons de constructibilité (p. ex., espace limité dans les zones urbaines) ou pour des raisons de sécurité (p. ex., le sol doit être nivelé pour une installation sûre). Dans ces cas, notre archéologue détenteur de permis élabore des recommandations d’atténuation pour les parties de la caractéristique que nous allons toucher. On communique ces recommandations aux organismes de réglementation et aux communautés par le biais de rapports et de demandes de permis qui intègrent souvent les recommandations des participants des communautés autochtones locales qui ont appuyé les activités de terrain. Les recommandations consistent généralement en une surveillance des activités de perturbation du sol par un archéologue agréé et/ou en une récupération systématique des données, qui consiste à recueillir méthodiquement des renseignements sur le site au moyen de fouilles manuelles. Depuis 2016, Trans Mountain engage activement les communautés autochtones locales à participer à tous les travaux archéologiques sur le terrain et cette participation a été inestimable pour aider à déterminer comment le Projet peut le mieux éviter ou minimiser l’impact sur les ressources patrimoniales.

Trans Mountain s’est engagée à travailler en collaboration avec toutes les communautés autochtones sur les territoires desquelles elle exerce ses activités. Son objectif est de tisser et d’entretenir des relations réelles fondées sur le respect mutuel, la confiance et la prospérité partagée.