Trans Mountain Corporation a fait le point aujourd’hui sur le projet d’agrandissement du réseau de Trans Mountain (le projet). Près des 80 % des travaux de construction du projet sont terminés, et l’achèvement des aspects mécaniques est prévu d’ici la fin de 2023. Les activités commenceront donc pendant le premier trimestre de 2024. Une fois achevé, le réseau pipelinier aura presque triplé sa capacité, ce qui représente une augmentation de 590 000 barils par jour, pour un total de 890 000 barils par jour.

Le pipeline prolongé – élément clé de l’infrastructure énergétique du Canada – fournira une route essentielle vers la côte Ouest qui donnera un accès direct aux marchés internationaux, y compris les États-Unis et l’Asie. Un tel accès permettra au Canada de vendre son pétrole brut, qui est périodiquement vendu au rabais, au prix du marché mondial, et renforcera la sécurité énergétique du Canada.

Le coût total du projet est maintenant évalué à environ 30,9 milliards de dollars. Trans Mountain est en voie d’obtenir des fonds externes pour financer le coût restant du projet. La capacité offerte par le projet est principalement répartie entre 11 expéditeurs représentant un mélange de producteurs et de raffineurs canadiens et internationaux qui ont pris des engagements en vue d’utiliser 80 % de la capacité disponible dans le cadre de contrats de transport fermes à long terme d’une durée de 15 et de 20 ans. Les 20 % restants de la capacité offerte par le pipeline prolongé sera disponible par l’intermédiaire des mécanismes du marché.

Les coûts estimatifs du projet sont attribuables à de nombreux facteurs, dont l’engagement pris par Trans Mountain d’assurer la sécurité du projet et des communautés, la protection des sites importants sur le plan culturel pour les Autochtones, la préservation de l’environnement et la construction d’un pipeline de qualité à long terme. Parmi les facteurs particuliers qui ont fait augmenter les coûts du projet, mentionnons l’inflation mondiale élevée et les défis auxquels font face les chaînes d’approvisionnement mondiales, les inondations sans précédent survenues en Colombie- Britannique, les découvertes archéologiques importantes inattendues, la topographie accidentée entre Merritt et Hope, les normes sismiques dans le tunnel du mont Burnaby, les coûts imprévus d’évacuation de l’eau dans la prairie Sumas et les enjeux liés aux zones densément peuplées entre Sumas et Burnaby.

« Le Canada applique des normes parmi les plus élevées au monde en matière de protection des personnes et de l’environnement, et de participation des Autochtones dans le cadre de la construction de grands projets d’infrastructure. En intégrant ces engagements dans les étapes initiales de conception et d’élaboration du projet, nous nous sommes assurés que le projet procurera des avantages économiques aux Canadiennes et aux Canadiens pendant de nombreuses années », a affirmé Dawn Farrell, présidente-directrice générale de Trans Mountain Corporation.

Ernst & Young LLP (EY) a réalisé une évaluation indépendante des retombées économiques du projet en mars 2023. Selon l’évaluation, pendant la phase de construction, soit de 2018 à 2023, le projet devrait contribuer à hauteur de 52,8 milliards de dollars en production brute, de 26,3 milliards de dollars en produit intérieur brut (PIB), dont 11 milliards de dollars en salaires et plus de 67 423 équivalents temps plein (ETP), et de 2,9 milliards de dollars en recettes fiscales. Une fois le projet terminé, EY s’attend à ce que les opérations élargies du réseau Trans Mountain se traduisent par des retombées de 17,3 milliards de dollars en production brute, de 9,2 milliards de dollars en PIB, dont 3,7 milliards de dollars en salaires et plus de 36 066 ETP, et de 2,8 milliards de dollars en recettes fiscales au cours des 20 prochaines années.

Trans Mountain a généré des contrats d’une valeur de plus de 4,8 milliards de dollars avec des entreprises autochtones, ce qui représente 25 % du total des contrats attribués à ce jour, et a embauché plus de 3 000 travailleurs autochtones.

« Je suis particulièrement fière du fait que, tout au long des étapes de l’élaboration et de la construction du projet, Trans Mountain a maintenu des niveaux sans précédent de collaboration et de partenariat avec les Autochtones. Plus de 140 groupes autochtones ont été mobilisés pour veiller à ce que nous protégions la terre, l’eau, la faune et les sites archéologiques importants. Les efforts déployés par Trans Mountain sont allés au-delà de la simple mobilisation; la société a établi des partenariats économiques pour les générations à venir », a poursuivi Mme Farrell.

Contexte du projet de construction

Le projet consiste à installer des conduites de 36 et de 42 pouces de diamètre sur une distance d’environ 992 kilomètres, à réactiver les conduites sur 193 kilomètres, et à construire 12 nouvelles stations de pompage, 19 nouveaux réservoirs de stockage aux terminaux existants de Burnaby, de Sumas et d’Edmonton, et 3 nouveaux postes à quai au terminal maritime de Westridge à Burnaby, en Colombie-Britannique. Une fois le projet achevé, la capacité du réseau pipelinier augmentera de 590 000 barils par jour pour atteindre un total de 890 000 barils par jour.

Trans Mountain prévoit être en mesure d’acheminer le pétrole au terminal maritime de Westridge à Burnaby au cours du premier trimestre de 2024. La partie du projet réalisée en Alberta est terminée. Toutes les stations de pompage ont été installées dans les deux provinces. Le poste à quai 1 au terminal maritime de Westridge devrait être mis en service en mai 2023.

Les coûts estimatifs révisés sont attribuables à plusieurs facteurs :

  • Les pressions inflationnistes mondiales accrues et les défis auxquels font face les chaînes d’approvisionnement mondiales au cours de la période.
  • L’augmentation des coûts associés aux solutions de construction requises pour le tunnel du mont Burnaby.
  • La hausse importante des coûts associés à la construction d’infrastructures importantes dans les zones densément peuplées entre Sumas et Burnaby.
  • Les activités de préservation culturelle à la suite de découvertes archéologiques importantes dans des espaces sacrés du Lower Mainland, lesquelles ont permis de rendre, à juste titre, plus de 83 000 artéfacts aux communautés autochtones aux fins de protection culturelle.
  • Les inondations catastrophiques en Colombie-Britannique, qui ont nécessité l’élargissement de la portée du projet et des rajustements importants du calendrier de construction, ainsi que le redéploiement de ressources dans des opérations urgentes de rétablissement civil.
  • La topographie accidentée entre Merritt et Hope, qui a nécessité d’importants travaux d’ingénierie géotechnique et l’adoption de pratiques de construction novatrices pour assurer l’achèvement du projet en 2023.
  • L’augmentation importante des coûts d’évacuation de l’eau associés à la hausse de la nappe phréatique dans la prairie Sumas.
  • La productivité des sous-traitants plus faible que prévu, attribuable aux facteurs suivants :
    • La situation géographique et les conditions météorologiques difficiles.
    • Des facteurs externes inévitables comme les feux de forêt, les inondations catastrophiques en Colombie-Britannique, la hausse des nappes phréatiques et d’autres découvertes archéologiques.
    • Les pénuries de main-d’œuvre et l’augmentation des travailleurs « inexpérimentés » alors que les marchés se resserrent pour les travailleurs qualifiés.

À l’instar de tous les projets de cette envergure, les risques liés aux coûts définitifs et au calendrier du projet persisteront jusqu’à l’achèvement des travaux en 2023. L’estimation actuelle des coûts ne tient pas compte des réserves prévues pour les risques extraordinaires qui peuvent avoir une incidence sur des projets de cette nature.

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