Après la construction, l’objectif de Trans Mountain était de remettre le terrain tel qu’il était, voire en améliorer l'état, sans compromettre l’exploitation ou les exigences en matière de maintenance. Reconnaissant l’emplacement unique du doublement d’ancrage, plusieurs mesures de restauration ont été prises — pendant et après la construction — et allaient au-delà des pratiques habituelles. Celles-ci comprenaient : 

  • La construction de serres sur place pour s’assurer que la qualité optimale du matériel végétal propagé pour le projet était maintenue pendant la période de restauration.
  • La gestion de la végétation des espèces envahissantes non indigènes qui a commencé pendant la saison précédant la construction et s’est poursuivie après la restauration.
  • Là où l’on découvrait un habitat ou une végétation unique, le rétrécissement du droit de passage afin d’éviter de telles zones.
  • La récupération des plaques de terre indigène pendant la construction et leur remise en place après la construction.
  • Le maintien des génotypes locaux du matériel végétal du projet au moyen de collections faites sur le droit de passage de la construction du parc national Jasper ou à proximité, ou achetées de collections faites dans les mêmes sous-régions naturelles traversées par le projet au parc national Jasper.
  • La restriction de l’accès aux zones riveraines et aux zones de restauration spéciales pour protéger les plantations contre le broutage de la faune.
  • La conception et la mise en œuvre un programme d’irrigation dans les zones riveraines et les zones spéciales de restauration pour aider à réduire le stress hydrique des plantes.
  • L’érection d’arbres pour l’habitat faunique et la création de barrières visuelles pour la faune afin de réduire la ligne de vue le long du droit de passage du pipeline.

Un vaste programme de plantation a été mené. L’irrigation et la protection des plantations ont également été entreprises simultanément pour maximiser leur survie. La gestion de la végétation, mise en place avant, pendant et après la construction, a été une considération importante et la clé du succès de la restauration du droit de passage.

Une fois la nouvelle ligne du doublement d’ancrage mise en service, l’attention s’est portée sur la poursuite du programme de remise en état du droit de passage du pipeline. En 2009, plusieurs activités majeures de restauration (en plus des travaux de surveillance en cours) ont contribué à assurer un héritage positif au parc national Jasper et au parc provincial du Mont-Robson.

Parmi les efforts de restauration après le projet :

  • Ensemencement —La majeure partie du droit de passage du pipeline a été ensemencée immédiatement après l’achèvement du projet, à l’exception d’une section de six kilomètres près de Hargreaves, en Colombie-Britannique, terminée en 2009. Des douzaines de différentes espèces de semences indigènes ont été appliquées aux zones perturbées le long du droit de passage. La plupart des semis ont été effectués par une méthode connue sous le nom de semis direct, où les semences sont répandues au moyen d’équipement tiré par un tracteur. Pour les zones difficiles d’accès, comme les pentes et les berges abruptes, l’ensemencement hydraulique (paillage hydraulique au moyen d’une bouillie de semences et de paillis) a été utilisé. Dans les zones plus petites et plus inaccessibles, comme les berges des rivières et des ruisseaux, l’ensemencement en ligne a été fait à la main. En Colombie-Britannique, une grande partie de l’ensemencement s’est fait par voie aérienne. 
  • Traitement des mauvaises herbes – Une stratégie de lutte contre les mauvaises herbes a été entreprise pour éliminer les mauvaises herbes et les espèces de plantes non indigènes au moyen de méthodes comme la pulvérisation, le fauchage et l’arrachage à la main. 
  • Grâce à du matériel végétal recueilli localement, plus de 220 000 plantes indigènes ont été multipliées pour la restauration des zones riveraines et des écosites sensibles. Voici des exemples d’approches uniques pour restaurer les terres dans ce milieu sensible du projet : l’ensemencement avec des espèces indigènes propres à l’unité de remise en état; l’ensemencement avec des mélanges de semences indigènes supplémentaires pour des situations spéciales dans les unités de remise en état (sols calcaires, zones non attrayantes) et l’établissement d’îlots végétaux interdits sur la longueur du droit de passage pour faciliter la dispersion des semences et favoriser la biodiversité. 

Des programmes intensifs d’irrigation post-plantation et de protection des plantes ont été mis en place pour favoriser la survie et préserver la qualité des plantes du déssèchement et du pâturage et du broutage de la faune.

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